Publié le 10 octobre 2019 - Par la rédaction

Retour sur le petit-déjeuner médiaClub’Elles avec Julie Gayet le 9 juillet 2019

Merci à Julie Gayet pour son authenticité. Ce petit-déjeuner a été l’occasion d’un nouveau moment de partage très apprécié chez Elan Edelman.
Faire du documentaire un moyen de parler des femmes, de leur quotidien, de leur travail, c’est la mission que s’est lancée l’actrice réalisatrice et également productrice à travers sa société Rouge International.
Julie Gayet questionne la place des femme dans le cinéma, avec son documentaire « Cinéast(e)s», réalisé avec Mathieu Busson, dont elle nous a présenté les 12 premières minutes. On y croise des femmes réalisatrices – Agnès Varda, Mona Achache, Liza Azuelos… – mais aussi des hommes – Jacques Audiard, Luc Besson, Cédric Kaplisch… – à qui elle a demandé quelle est, selon eux, la différence entre un « film de femme » et un « film d’homme ».
Julie Gayet s’intéressée également aux femmes dans le sport. Elle a eu la bonne idée de produire un documentaire sur les joueuses de l’équipe de France féminine de football, juste avant la coupe du monde : « Le moment de briller » diffusé sur TF1. «J’ai fait le constat que même les spécialistes du foot ne connaissaient pas bien les joueuses, leurs caractères, leurs forces et leurs faiblesses. Il fallait, à l’image des hommes, en faire des icônes ! ».
C’est par le sport également que Julie Gayet souhaite mettre en lumière une maladie encore trop peu connue : l’endométriose « À 40 ans, fille de médecin, je n’en avais jamais entendu parler. Ce n’est pas normal ! ». Qu’est-ce qui fait que l’on n’en parle pas ? Certainement le tabou des règles selon elle. Surtout dans le domaine sportif. En février 2017, suite à une contre-performance de la part d’une nageuse chinoise qui avait ouvertement évoqué la raison, « L’Equipe magazine » cassait les codes en consacrant sa Une au sujet des règles chez les sportives.
Julie Gayet est aussi revenue sur la difficulté d’être productrice. « Je voulais produire depuis toujours. Mais très tôt on m’a dit qu’en étant actrice et productrice j’allais faire peur. Alors j’ai fait marche arrière et j’ai attendu presque 10 ans ». Surtout qu’en tant que femme, il est plus difficile de trouver des financements. « Il faut doublement rassurer quand on aborde des sujets sensibles comme les violences faites aux femmes »…
C’est avec l’âge et une forme d’émancipation que Julie Gayet a dépassé ces freins, en arrêtant de s’excuser, en osant, et grâce à ses discussions avec celle qu’elle appelait sa « maman de cinéma », Agnès Varda, à laquelle elle a rendu un hommage émouvant.

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