Daniel Sabatier

Humaniste autodidacte

Humaniste né, Daniel Sabatier grandit au Caire où il intègre le lycée français. Très vite, un sentiment d’appartenance à la France l’anime et il décide de venir à Paris à l’âge de 18 ans. Il enchainera différents postes pour gagner sa vie avant de devenir expert comptable, mais le conformisme du métier à tôt fait de le lasser. Les études d’histoire du droit qu’il suivra ensuite ne lui apporteront pas plus ample satisfaction. Sur les bancs de l’université, cet amoureux du savoir et de la grandeur d’âme ne voit qu’illusion. Il s’oppose à cette vision réductrice que la France semble porter à l’enseignement en la qualifiant de : « seul pays à avoir métamorphosé [les] étudiants en usagers du service public de l’enseignement ». Autodidacte, il decide alors de se lancer dans l’enseignement en créant sa propre école avec pour objectif de redonner à l’apprentissage l’importance bafouée qu’il lui confère. Il se fait accompagner de ses amis travaillant dans le secteur audiovisuel pour surmonter les obstacles et les préjugés de l’époque vis à vis de cet art nouveau.

Enseignant anticonformiste et dévoué

En 1981, il est contacté par le président de l’université Sorbonne Paris-I qui lui confie le projet de création d’une formation innovante pour les élèves du troisième cycle : un défi à la taille de ses ambitions. Il fonde alors l’année suivante le DESS « Droit et Administration de la Communication Audiovisuelle »  la formation de référence de l’audiovisuel, dont l’état d’esprit a perduré (malgré les tentatives de normalisation de l’Université) au travers du Master DMC « Digital Médias & Cinema », créé par son successeur, François Garçon et aujourd’hui dirigé par l’un de ses « enfants », à savoir le brillant Nicolas Brigaud-Robert, toujours dirigeant de la société aux multiples Césars (et Oscars) : Playtime. Daniel Sabatier fera de ce master un diplôme à l’américaine, construit sur un pluric