Produit par Nelson Ghrenassia, le court métrage documentaire Ni dieu ni père, réalisé par Paul Kermarec, est nommé au César du court métrage documentaire. En seulement 11 minutes, le film parvient à saisir avec justesse l’absence d’un père et la manière dont cette béance intime se déplace, aujourd’hui, vers la technologie.

À travers un récit à la fois personnel et universel, Ni dieu ni père interroge la place qu’occupent désormais Internet, Google ou l’intelligence artificielle dans nos vies — et jusque dans nos manques les plus profonds. Une réflexion sensible sur la transmission, le silence et la quête de réponses.
Le réalisateur Jean-Baptiste Durand (Chien de la casse) résume parfaitement l’esprit du film :
« Il creuse l’intime à travers la question de la transmission et du manque, en montrant comment une absence peut se déplacer vers Google, ou l’IA, bref vers la “réponse à tout”. Ce glissement du familier vers le trouble révèle une profondeur discrète : Internet devient à la fois repère, miroir et substitut, brouillant les frontières entre réel et virtuel. »
Déjà salué dans de nombreux festivals, Ni dieu ni père a reçu une dizaine de prix, dont le Prix du Public au Festival de Clermont-Ferrand, et est actuellement disponible en ligne sur ARTE.

Producteur de Ni dieu ni père
Cette nomination vient également récompenser le travail de production mené par Nelson Ghrenassia depuis plusieurs années, au service de l’émergence de voix singulières au cinéma, d’une meilleure représentation des talents devant et derrière la caméra, en court comme en long métrage. Le César est aussi, ici, la reconnaissance d’une indépendance revendiquée, construite avec exigence, passion et acharnement.
Enfin, une projection spéciale aura lieu le 18 février 2026 à l’Archipel à 19h, en compagnie de l’excellent court métrage de fiction nommé Deux personnes échangeant de la salive. L’occasion idéale de se retrouver autour des films… et d’un verre (réservation conseillée : projectionarchipel@gmail.com)
Au-delà de cette projection, cette nomination invite les votants à découvrir ou redécouvrir Ni dieu ni père avec une attention particulière. Par son regard intime et sa manière singulière d’interroger notre rapport contemporain à l’absence et à la technologie, le film propose une expérience rare, qui mérite d’être pleinement considérée.







