Publié le 1 décembre 2010 - Par Frédéric Guégan

Retour sur le petit-déjeuner MediaClub / Natixis en compagnie de Catherine Cussigh (Hachette Livre) le 18 Nov. dernier

Le 18 Novembre dernier, Natixis et le MediaClub recevaient, dans le cadre de leurs traditionnels petit-déjeuners, Catherine Cussigh, Directrice du Développement numérique et international de la maison d’édition Hachette (n°2 mondial de l’édition de livres).

L’occasion pour elle de revenir sur son parcours mais aussi sur les spécificités d’un marché en cours de développement.

Selon Catherine Cussigh, les principaux drivers du marché peuvent se résumer
– aux ‘devices’ (e-readers, tablettes multi-usages…). Pour que le marché se lance réellement, Catherine Cussigh estime qu’il faudrait que la pénétration des devices associés atteigne environ 30%.

– au niveau de l’offre de livres numériques : de façon générale, les éditeurs ont eu une attitude très réfractaire à la numérisation des œuvres et à l’acquisition des droits numériques, mais aujourd’hui, sans offre légale attractive, le marché français ne décollera que très lentement.

– au prix : aux US, Amazon a dynamité et contribué au fort développement du marché grâce à des offres très agressives en terme de prix (incluant de la vente à perte) + device / tablette. Mais le Contrat d’Agence, qui a fait l’objet de discussions juridiques très dures et délicates, a rendu le pouvoir aux éditeurs qui deviennent maîtres du prix des œuvres numériques. Les distributeurs n’ont plus le droit de fixer arbitrairement le prix du livre numérique. Aujourd’hui, il est inférieur de 20 à 30% au prix du livre physique, ce qui est encore insuffisant pour être réellement incitatif.

Soulignons également le lancement par Hachette d’une plateforme complète et multimédia sur l’univers du livre (commentaires, critiques, vidéos d’interviews d’auteurs…) : My Book

Mais en matière d’habitude des lecteurs, l’évolution reste très lente et pour l’instant, le livre numérique ne devrait concerner que quelques types de contenus qui s’y prêtent particulièrement bien. Avant bien sûr une généralisation progressive qui accompagnera le développement de susages.

En conclusion : l’éditeur doit rester éditeur. La désintermédiation (fait qu’Amazon puisse éditer en direct un auteur) n’a pas vraiment d’avenir et ne peut être pertinent que pour des catégories limitées d’ouvrages. Le métier même d’éditeur a trop d’impact et est trop important dans le processus de création d’un ouvrage / d’une œuvre de qualité.

Un grand merci à Natixis pour l’organisation et à Catherine Cussigh pour s’être brillamment prêtée à cet exercice face à une trentaine de professionnels du secteur dans un des salons du Pershing Hall.

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