Publié le 10 septembre 2005 - Par Frédéric Guégan

Petit-Déjeuner débat à la Maison Blanche le 1er juin

Le Media Club, a tenu a la Maison Blanche une table ronde intitules : « Les entreprises audiovisuelles : la revolution qu’il reste a faire – La television : un secteur comme les autres ? » Devant une salle comble, intervenaient Christian Sanchez, dga en charge des ressources humaines et des fonctions support du Groupe Canal+, Simone Halberstadt Harari, pdg de Tele Images et presidente de I’Uspa, et Christian Dutoit, conseillerdu CSA.





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Les « particularismes » de l’audiovisuel
Christian Sanchez a mis en avant sa jeunesse dans le secteur – il est arrive en 2002 au Groupe Canal – pour developper une vision quasi-exterieure, notamment dans ses aspects sociaux, mettant ainsi en avant les « particularismes » de l’audiovisuel. « C’est un secteur tres eclate, diversifie et disperse en terme de taille d’entreprise », a-t-il note, soulignant l’existence de cinq syndicats professionnels pour environ 20 000 permanents ainsi que la multiplicite des conventions collectives et accords d’entreprise. Selon lui, le systeme de l’intermittence – qui « organise la convergence des interets sur le dos de la collectivite » – est un « excellent exemple du fonctionnement des societes du secteur». II a denonce certaines « rigidites » dans les pratiques salariales, a estime que « le poids de la masse salariale est mal evalue » et a regrette 1’absence « d’organismes exterieurs » comme des chasseurs de tete. C’est pourtant important « dans un secteur qui se structure », comme il juge important d’avoir « des formations a la hauteur». « On anticipe beaucoup plus les acquisitions de programmes que revolution des individus», a-t-il regrette. Pour Christian Sanchez, la reglementation francaise, si « elle n’est pas que negative », est par ailleurs parfois difficile a comprendre et a « des consequences sociales dans les entreprises, notamment en terme d’emploi ». « Ce que je trouve admirable dans ce secteur, c’est sa tres grande flexibilite et reactivite. En revanche, sur des sujets fondamentaux, on avance moins vite Face a de nouvelles concurrences non identifiees, a-t-il conclu, la revolution est importante et urgente. »

« Lever les freins economiques »
Pour Simone Halberstadt Harari, « la revolution qui reste a faire est avant tout economique ». « Nous sommes dans un secteur ou, a tout moment, nous devons concilier l’economie avec la creation ». II taut maintenant « lever les freins », a-t-elle explique, soulignant que « le pays de lexception culturelle est, en terme de production, a moins de la moitie de ses deux voisins, Grande-Bretagne et Allemagne ». Rappelant que la France produit deux fois moins de fictions que la Grande-Bretagne, elle a souligne que « si on multipliait par deux le nombre de fictions produites, cela entramerait 400 000 journees de travail pour les intermittents, soit egalement 400 000 journees indemnisees de moins». Elle a neanmoins qualifie de « constructif » le dialogue entame par les producteurs avec le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, et a indique que la TNT avait eu « un impact tres fort en volume comme en prix » sur l’activite ventes de droits de Tele Images. « En revanche, en terme de production notamment de fiction, I’impact est nul ».

Elle a egalement rappele les differences de revenus entre les diffuseurs de ces memes pays, qu’ils soientpublicitairesou en provenance de la redevance : « Nos clients ne sont pas assez riches », a-t-elle regrette. Parmi les autres freins, Simone Halberstadt Harari a egalement cite la « gestion du talent», ce qui, pour elle, touche non seulement la question de la formation, mais aussi celle de l’absence durant des annees a la television francaise de feuilletons quotidiens, qui permettent pourtant, « partout dans le monde », de former de jeunes seenaristes. Enfin, en terme d’exportation, elle a souligne les difflcultes liees au tournage en langue frangaise, aux formats mal adaptes – « la fiction est braquee sur le 90 minutes » – et aux genres longtemps rejetes -« les programmes factuels et documentaires ».« L’audiovisuel est un secteur majeur, avec un vrai potentiel », a-t-elle conclu, rappelant que « 60 des 100 meilleures audiences 2004 ont ete realisees par des programmes de TV francais centre, auparavant, des films etdu sport ». « C’est done un enjeu majeur pour l’emploi, pour le moral du pays, le plaisir et les vocations ».

« Un systeme reglementaire hyper-lourd »
Christian Dutoit, qui a pris la parole en qualite de « vieil expert des questions audiovisuelles » et non en tant que conseiller du CSA, a indique quant a lui n’avoir « pas beaucoup d’espoir pour I’audiovisuel frangais ». II a souhaite donne « quelques verites qui ne sont pas abordees avec franchise «. Il a ainsi estime que « l’une des premieres causes des difficultes actuelles» venait du «phenomene de repulsion » eprouve, « des la naissance de la television », par le systeme educatif francais. Les consequences, selon lui, sont l’absence de formations, mais aussi de demarches de « recherche, de reflexion sur l’audiovisuel », que ce soit en termes ((economique, social, politique… ». Pourtant, a-t-il souligne, «tous les pays ont des secteurs universitaires de recherche sur ce secteur». Par ailleurs, il a denonce un « systeme reglementaire hyper-lourd, qui est un empilagede bis et de reglements », qui entame une « meconnaissance du secteur » : « Les pouvoirs publics changent la loi tous les 16 ou 36 mois ». II a enfin estime que « le systeme de la television repose en France essentiellement sur les diffuseurs : le monde de la production n’est pas independant car II n’en a pas la capacite economique ».

(article tiré de Satellifax)

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